Bernard Laporte a déclaré que certains joueurs, utilisés pour les test-matches contre la Roumanie et l'Afrique du Sud, vont jouer leur place pour la prochaine Coupe du monde.
« Comment se situe ce match face aux Springboks dans la perspective de la Coupe du monde ?
Nous sommes dans une espèce de compte à rebours. Après ce match, il n'en restera que huit avant la Coupe du monde, parce que je ne veux pas compter les deux matches face à la Nouvelle-Zélande en juin 2007 que nous disputerons sans les joueurs demi-finalistes du Championnat. Cela veut dire que, dans le même cas samedi, on jouerait face aux Springboks sans aucun des joueurs qui rentreront sur le terrain !
Le fait de disputer ce match dans un certain anonymat, loin de la France focalisée sur la Coupe du monde de football constitue-t-il un avantage ?
Pas spécialement ! De toute façon, on ne sent pas l'effervescence qui peut régner en France, tout simplement parce que nous ne sommes pas en France.
Le XV de France semble aborder le rendez-vous avec les Springboks avec une certaine fraîcheur mentale...
C'est vrai. Peut-être est-ce dû au fait que la tournée est assez courte, avec simplement deux matches et que le premier match en Roumanie était assez facile. Ou alors peut-être qu'au départ, les joueurs se sont dit : nous avons 15 jours pour préparer un très gros match. Mais surtout, il y a une très grosse excitation à un an de la Coupe du monde pour certains joueurs qui vont jouer très gros. Même si, après ce match, rien ne sera définitif pour ces mecs là.
En quoi ce rendez-vous est particulièrement excitant ?
Il est excitant parce qu'il me tarde de voir Damien Traille à l'ouverture, mais aussi de revoir Imanol Harinordoquy ou Serge Betsen, et aussi de voir Thierry Dusautoir face aux meilleurs avants du monde, dans la cage aux lions. Parce que quand les Sud-Africains battent les All Blacks, ils les mettent à mal.
Vous parlez de cage aux lions, pourquoi ?
Parce que les Sud-Africains mettent toujours beaucoup d'intensité et d'agressivité naturelle dans tout ce qu'ils font. Avec eux, c'est 10 sur 10 en terme d'intensité et d'engagement. Comme on dit dans le milieu: ça bombarde ! Et puis, on me dit: les Sud-Africains n'ont pas fait deux bons matches face aux Ecossais. Ah bon ? Mais ils leur ont marqué presque 70 points en deux matches (36-16 à Durban et 29-15 à Port Elizabeth) ! Qu'est-ce que ce serait s'ils jouaient bien !
Qu'attendez-vous de Damien Traille, titularisé pour la première fois à l'ouverture, un poste où vous cherchez des alternatives à Frédéric Michalak ?
Damien, je suis vraiment curieux de le voir à ce poste-là. Il a tout pour y être très grand. Pas moyen ! De tous ceux que l'on voulait voir à l'ouverture, comme Brian Liebenberg ou Thomas Castaignède, Damien est celui qui a le plus d'atouts pour réussir à ce poste-là. Et puis, on ne veut pas une doublure de Frédéric Michalak en n°10. On veut deux numéros 10 en concurrence. Et puis je n'oublie pas Benjamin Boyet (Bourgoin) qui est blessé actuellement.
Comment avez-vous géré le cas de Pieter De Villiers, frappé par un deuil familial lundi, alors qu'il s'apprêtait à revenir jouer au Cap, dans sa région d'origine ?
Je lui ai dit que c'était à lui de choisir, mais que je pensais que ce serait bien qu'il joue, notamment pour sa famille. Parce que dans des moments dramatiques, on a besoin de moments de joie. Mais c'est Pieter qui a décidé, qui a appelé Jo Maso (le manager) au bout de deux jours. Je trouve son attitude très grande. Il manifeste un respect et une humilité qui font sa force. Il a pris un pari. Les autres joueurs vont l'accompagner dans ce challenge. »
« Comment se situe ce match face aux Springboks dans la perspective de la Coupe du monde ?
Nous sommes dans une espèce de compte à rebours. Après ce match, il n'en restera que huit avant la Coupe du monde, parce que je ne veux pas compter les deux matches face à la Nouvelle-Zélande en juin 2007 que nous disputerons sans les joueurs demi-finalistes du Championnat. Cela veut dire que, dans le même cas samedi, on jouerait face aux Springboks sans aucun des joueurs qui rentreront sur le terrain !
Le fait de disputer ce match dans un certain anonymat, loin de la France focalisée sur la Coupe du monde de football constitue-t-il un avantage ?
Pas spécialement ! De toute façon, on ne sent pas l'effervescence qui peut régner en France, tout simplement parce que nous ne sommes pas en France.
Le XV de France semble aborder le rendez-vous avec les Springboks avec une certaine fraîcheur mentale...
C'est vrai. Peut-être est-ce dû au fait que la tournée est assez courte, avec simplement deux matches et que le premier match en Roumanie était assez facile. Ou alors peut-être qu'au départ, les joueurs se sont dit : nous avons 15 jours pour préparer un très gros match. Mais surtout, il y a une très grosse excitation à un an de la Coupe du monde pour certains joueurs qui vont jouer très gros. Même si, après ce match, rien ne sera définitif pour ces mecs là.
En quoi ce rendez-vous est particulièrement excitant ?
Il est excitant parce qu'il me tarde de voir Damien Traille à l'ouverture, mais aussi de revoir Imanol Harinordoquy ou Serge Betsen, et aussi de voir Thierry Dusautoir face aux meilleurs avants du monde, dans la cage aux lions. Parce que quand les Sud-Africains battent les All Blacks, ils les mettent à mal.
Vous parlez de cage aux lions, pourquoi ?
Parce que les Sud-Africains mettent toujours beaucoup d'intensité et d'agressivité naturelle dans tout ce qu'ils font. Avec eux, c'est 10 sur 10 en terme d'intensité et d'engagement. Comme on dit dans le milieu: ça bombarde ! Et puis, on me dit: les Sud-Africains n'ont pas fait deux bons matches face aux Ecossais. Ah bon ? Mais ils leur ont marqué presque 70 points en deux matches (36-16 à Durban et 29-15 à Port Elizabeth) ! Qu'est-ce que ce serait s'ils jouaient bien !
Qu'attendez-vous de Damien Traille, titularisé pour la première fois à l'ouverture, un poste où vous cherchez des alternatives à Frédéric Michalak ?
Damien, je suis vraiment curieux de le voir à ce poste-là. Il a tout pour y être très grand. Pas moyen ! De tous ceux que l'on voulait voir à l'ouverture, comme Brian Liebenberg ou Thomas Castaignède, Damien est celui qui a le plus d'atouts pour réussir à ce poste-là. Et puis, on ne veut pas une doublure de Frédéric Michalak en n°10. On veut deux numéros 10 en concurrence. Et puis je n'oublie pas Benjamin Boyet (Bourgoin) qui est blessé actuellement.
Comment avez-vous géré le cas de Pieter De Villiers, frappé par un deuil familial lundi, alors qu'il s'apprêtait à revenir jouer au Cap, dans sa région d'origine ?
Je lui ai dit que c'était à lui de choisir, mais que je pensais que ce serait bien qu'il joue, notamment pour sa famille. Parce que dans des moments dramatiques, on a besoin de moments de joie. Mais c'est Pieter qui a décidé, qui a appelé Jo Maso (le manager) au bout de deux jours. Je trouve son attitude très grande. Il manifeste un respect et une humilité qui font sa force. Il a pris un pari. Les autres joueurs vont l'accompagner dans ce challenge. »