Avant la reprise le 7 janvier, retour sur une première partie de saison attractive marquée par la suprématie toulousaine et la mainmise des grosses cylindrées dans la course aux demi-finales. Une chasse aux points et aux bonus qui fait également rage pour le maintien.
Toulouse un cran au-dessus
Les saisons passent, le Stade Toulousain demeure la référence. Auréolés de leur titre de champions d'Europe, les hommes de Guy Novès bouclent la phase aller avec la couronne symbolique de champions d'Europe. Une distinction anecdotique qui dénote bien la motivation qui habite les Rouge et Noir pour reconquérir un Bouclier de Brennus abandonné en 2002. Les partenaires de Fabien Pelous ont survolé le début de saison, avec un gros volume de jeu et ce mouvement perpétuel propre au Stade dans le sillage d'une ligne de trois-quarts irrésistible et conduite par le métronome Yannick Jauzion. Nantis de la meilleure attaque (377 points, 39 essais inscrits), ils ont enchaîné huit succès consécutifs avant de mordre la poussière face aux Parisiens le 15 octobre dans une affiche de gala au Stade de France, avec une équipe remodelée dans l'optique de la Coupe d'Europe. La seule défaite face à une grosse écurie puisque les Toulousains ont disposé, à domicile cependant, de l'USAP, Castres et Biarritz. Gros pourvoyeurs d'internationaux, les champions d'Europe ont un peu marqué le pas après les tests d'automne, subissant deux revers à Clermont puis Brive. Qualifiés pour les quarts de finale de la Heineken Cup, il faudra à nouveau compter avec le Stade à l'heure des récompenses en 2006.
Les grosses écuries au rendez-vous
La course aux quatre sésames qualificatifs aux demi-finales s'apparente à un sprint continu. Derrière Toulouse, les poursuivants se bousculent, à commencer par le dauphin Perpignanais. Intraitables à domicile, les Catalans sont en progrès à l'extérieur (témoin leur victoire à Castres 23-18) et peuvent raisonnablement viser de retrouver le parfum des phases finales en juin. Les Biarrots, avec la meilleure défense du championnat, occupent pour l'heure la troisième place. Les champions de France, sans avoir retrouvé la plénitude de leur jeu, empochent les points malgré un accroc à domicile face au Stade Français. Avec le retour des blessés, les partenaires de Dimitri Yachvili devraient monter en puissance. Le Stade Français semble avoir trouvé la bonne carburation après une entame poussive et un lot de blessés impressionnants. Les hommes de Fabien Galthié répondent toujours présents dans les grands rendez-vous (victoires à Biarritz, contre Toulouse) et entendent bien glaner un troisième titre en quatre ans. Castres et Bourgoin (impérial dans son antre de Pierre-Rajon avec une série de 43 succès consécutifs) restent dans la course aux quatre premières places.
La chasse aux points en bas de tableau
Le Top 14 s'apparente au fil des journées à un championnat impitoyable à deux vitesses. Dans le bas du tableau, « chaque point de bonus ou décision d'arbitrage peut se révéler dramatique » confiait récemment Aubin Hueber, l'entraîneur de Toulon. Le promu varois, lanterne rouge avec deux succès pour onze défaites, table sur des victoires sur sa pelouse de Mayol et sur des coups à l'extérieur pour rétablir une situation déjà compromise. Une lutte pour le maintien qui concerne également Narbonne (et son formidable buteur Rosalen, deuxième réalisateur du championnat), Bayonne, Montpellier et Pau. Dans un championnat dont les affluences ne cessent de grimper (avec un record historique lors de Stade Français-Toulouse au Stade de France avec plus de 79 000 spectateurs), mention à l'ailier fidjien d'Agen aux jambes de feu Rupeni Caucaunibuca, meilleur marqueur du Top 14 (7 essais).